Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 07:15
Par ginette beugnet
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 08:16

 

Par ginette beugnet le roch
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 09:06

Jeudi 14 août au soir, accompagnée d’administrateurs d’Avenir TIERS-AMBERT, j’ai tenu une conférence de presse sur ce sujet.

 

Bon nombre d’élus de gauche :

 

-Ont un discours de peur (fermeture de telle ou telle structure)

-Incitent à signer des pétitions

-Demandent aux maires de délibérer « pour protester contre l’accumulation de mauvais coups portés à l’ensemble de nos services publics »

 

Mais :

 

-Quid des explications des réformes ?

-Que proposent ils à la place ?

 

L’exercice de la démocratie, c’est d’abord avoir une approche pédagogique ; Il me semble donc indispensable :

 

-D’expliquer à la population les reformes

-D’argumenter : dire pourquoi on est pour ou contre ; ce n’est ni être béni oui oui, ni être béni non non

-D’échanger avec les habitants.

 

Il faut que les forces de droite (quelqu’elles soient) puissent également s’exprimer face à une opposition idéologique systématique. Telle fut l’objet de la conférence de presse d’hier soir. Celle-ci reposa sur 5 axes :

 

-Pourquoi ces réformes (I)

-La gestion et l’organisation de l’hôpital (II)

-La prévention (III)

-L’aménagement du territoire (IV)

-Et pour résumer (V).

 

I       Pourquoi ces reformes ?

 

Ces reformes sont issues des Etats généraux de l’organisation de la santé, lancés en novembre 2007 et devant préparer le projet de loi de modernisation du système de santé.

 

II  Comment est géré l’hôpital ?

 

A     Sur le plan financier et humain ?

 

a       Comment les établissements obtiennent leurs financements ?

 

Avant la mise en œuvre de la T2A (Tarification A l’Activité), les tarifs des établissements de santé étaient fixés à l’issue d’une négociation entre les établissements et l’assurance maladie. Pensez vous que cela était équitable ? Un directeur d’hôpital, bon négociateur, mais avec peu de besoin, pouvez obtenir davantage qu’un directeur qui avait plus de besoin mais qui savait moins bien négocié ! Ce n’était pas un système juste ! Depuis 2004, ils le sont, mais sur la base de tarifs préexistants. L’objectif du gouvernement est donc :

 

-De connaître le coût exact de chaque établissement, notamment en pratiquant la comptabilité analytique

-D’avoir cette méthode dans le public, mais aussi dans les établissements de santé privés

-De tendre vers une convergence tarifaire d’ici 2012

 

Et pour ceux qui dirait que ces modes de calculs vont éloignés les personnes précaires du système de santé : PAS DU TOUT … Roselyne Bachelot souhaite faire évoluer  la tarification à l’activité (T2A) dans le sens d’une prise en charge qui prenne en considération la situation sociale des patients, notamment ceux en situation de grande précarité ; L’objectif étant de tenir compte de la durée de séjour de ces patients qui est supérieure à la moyenne pour toutes les pathologies.

 

b      Comment résoudre les déficits ?

 

Face à l’ampleur du déficit de certains établissements, l’Etat a mis en place, en 2004, une aide de 300 millions d’euros. Celle-ci était conditionnée par la signature d’un Contrat de Retour à l’Equilibre Financier (CREF) ; Or, selon un rapport de l’Igas, dans la plupart des cas :

 

-Non seulement il n’y a pas eu signature de contrat,

-Mais il y a eu, dans certains cas, continuité de l’investissement,

-Sans forcément faire évoluer l’offre de soins en fonction des besoins réels de la population de leurs territoires.

 

Là encore, est ce que nous trouvons cela normal ?

 

c       Y a-t-il une véritable gestion des ressources humaines ?

 

Le principe d’une démarche de gestion prévisionnelle des effectifs des emplois et des compétences a été introduit à l’hôpital par une circulaire de 1997 (Bernard KOUCHNER étant alors secrétaire d’Etat à la santé). Or, à ce jour, celle-ci est loin d’être appliquée partout. Elle est pourtant indispensable pour anticiper les effets du vieillissement des personnels de santé.

 

d      Qu’en est il des départs à la retraite ?

 

La fonction publique hospitalière connaît un choc démographique sans précédent. Entre 1999 et 2015, 385 000 départs à la retraite auront lieu. 2012 sera l’année où les départs seront les plus nombreux : 29 000 agents prendront leur retraire.

 

e       Que faire pour palier à cela ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que le nombre de médecins résulte essentiellement du numerus clausus. Il a été assez élevé jusqu’en 1983 (environ 8 000 places), puis a diminué jusqu’à atteindre son niveau le plus bas en 1993 (3 500 places) (Bernard Kouchner était alors ministre de la santé). Il est de 7 300 pour cette année.

 

Le 9 avril 2008, la ministre de la santé a clôturé les états généraux de l’organisation de la santé en indiquant que les résultats de leurs travaux serviraient de cadre aux prochaines négociations conventionnelles sur les mesures de régulation, entre zones à faible et forte densité médicale et seraient pris en compte pour la préparation du projet de loi de modernisation de l’accès aux soins qui sera présenté à l’automne.

 

Pour lutter contre la désertification médicale, l’Etat veut créer des maisons de santé ; Il souhaite en ouvrir une centaine en 2008 et apporterait une aide forfaitaire s’élevant jusqu’à 50 000 euros.

 

B    Sur le plan de l’organisation général ?

 

1       Mieux préparer la sortie de l’hôpital

 

Afin de mieux préparer la sortie des personnes hospitalisées, il est envisagé de désigner une personne au sein des services.

 

2     Connaître les besoins

 

L’hôpital doit répondre aux besoins de la population, ce qui exige une analyse territoriale pertinente.

 

3     Rechercher la complémentarité

 

Pour des bassins de population de taille restreinte, l’existence de plusieurs établissements de santé en concurrence conduit à des doublons sans avoir la possibilité d’investir dans du matériel coûteux, ni d’offrir un service de qualité. La recherche de complémentarité et de spécialisation des activités apparaissent donc comme une nécessité.

 

4      Former des communautés hospitalières

 

Il ne s’agit pas là de fermer des hôpitaux, comme, malheureusement, on peut l’entendre trop souvent, mais d’inciter les hôpitaux publics à se rapprocher pour former des communautés hospitalières.

 

5      Développer d’autres champs d’intervention

 

De nombreux champs restent encore insuffisamment pris en compte. Il faut donc les dynamiser. Ils sont, notamment, liés au handicap et à la dépendance.

 

6      Mutualiser les gardes à travers les maisons de santé

 

La diminution attendue du nombre de médecins dans les prochaines années et leur nombre limité dans certains territoires nous oblige à revoir le mode d’organisation de la médecine généraliste et plaide en faveur d’une mutualisation des gardes entre les praticiens.  Les maisons de santé sont une solution. Roselyne Bachelot souhaite en ouvrir 100 en 2008 avec une aide de 50 000 euros par structure.

 

III         Quelle est la place de la prévention ?

 

En développant la prévention, on réduit les inégalités de santé. 16% des enfants sont en surpoids. Il faut donc développer les actions suivantes :

 

-Education des enfants à la santé

-Sensibiliser les parents et grands parents

-Développer le goût de l’activité physique et sportive

-Appendre les gestes qui sauvent

 

IV Pourquoi parler de l’aménagement du territoire ?

 

La question du territoire est importante car elle touche à :

 

-La répartition de l’offre de soin territoriale

-L’accessibilité, la distance, la qualité des soins

-La participation des services de santé à l’économie locale.

 

Les travaux des Etats généraux de l’organisation de la santé ont pour objectif de rénover l’offre de soins de premiers recours et d’identifier des outils qui permettront de garantir aux citoyens une égalité d’accès aux soins, en améliorant la répartition des professionnels de santé sur le territoire. C’est aussi pour mieux couvrir le territoire en fonction des besoins, que l’Etat a créé les Pôles d’Excellence Rurale. Il a d’ailleurs soutenu financièrement, en 2006 et 2007, des projets locaux de santé.

 

V     Et pour résumer ?

 

A     Que dit le projet de loi ?

 

Le projet de loi « Patients, santé et territoires » a un seul objectif : OFFRIR DES SOINS DE QUALITE SUR TOUT LE TERRITOIRE. Il comportera 4 titres :

 

1       Prévention et santé publique

 

Ce volet sera consacré au renforcement des politiques de prévention. Il prendra en compte des problèmes très concrets de santé publique :

 

-Lutte contre l’obésité,

-L’alcoolisme,

-Le tabagisme,

-Meilleur accès à la contraception et à l’IVG,

-Meilleur suivi gynécologiques, prévention des maladies liées à l’habitat.

 

2     Accès de tous à des soins de qualité

 

Il sera consacré :

 

-A la médecine générale de premier recours,

-A la réforme de la formation continue.

 

3     Modernisation des établissements de santé

 

Il va reprendre très largement les conclusions du rapport Larcher sur la modernisation de l’hôpital.

 

4      Mise en place des ARS (Agences Régionales de Santé)

 

Il va permettre de renforcer le pilotage territoriale afin qu’il soit au plus près des besoins de la population. Il s’agit d’assurer une répartition plus juste de l’offre de soins pour lutter contre les déserts médicaux.

 

B     Mais alors, pourquoi s’inquiéter ?

 

En effet, à la lecture des différents travaux du ministère de la santé, on se rend compte que la prévention va être développée, les gardes des médecins vont pouvoir être mieux organisées, l’hôpital va se réorganiser pour répondre aux besoins de la population, entre autres.

 

C     Que dire fasse à cela ?

 

En outre, le Président de la République a redit qu’il n’y aura pas de fermeture. Que chaque hôpital doit demeurer et garder ses emplois. Mais qu’ils doivent s’adapter aux besoins de la population et assurer qualité et sécurité.

 

D   Et que dit l’opposition ?

 

Claude Evin, député PS : « Les élus locaux ont perçu la nécessité de se regrouper pour gérer ensemble un certain nombre de services. Ils ne peuvent pas refuser de regrouper les hôpitaux »

 

Didier Migaux, président PS de la commission des finances à l’Assemblée nationale : est « ouvert » à des regroupements d’hôpitaux, « parce que de temps en temps il vaut mieux faire des kilomètres supplémentaires et être sûr de pouvoir être soigné dans des conditions satisfaisantes ».

Par ginette beugnet le roch
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 08:30


Au 1er janvier 2007, selon les chiffres publiés par l'INSEE, la France comptait 101 549 médecins généralistes et 106 642 spécialistes, ce qui correspondait à une densité médicale de 338 médecins pour 100 000 habitants.

Le nombre total de médecins résulte essentiellement du numerus clausus.

Le numerus clausus a été créé en 1971.

Il a été assez élevé jusqu'en 1983 (environ 8 000 places), puis a diminué jusqu'à atteindre son niveau le plus bas en 1993 (3 500 places).

Entre 1983 et 1993, n’était ce pas un gouvernement de gauche qui prenait les décisions ?

C'est notamment en raison de cette baisse que les installations de médecins libéraux sont peu nombreuses actuellement. Depuis le début des années 2000, le numerus clausus a augmenté progressivement.

Il est de 7 300 pour l'année universitaire en cours, 2007-2008.

Lors de la conclusion de la première étape des états généraux de l'organisation de la santé, le 8 février 2008, le ministre chargé de la santé a annoncé les axes d'une réforme visant à améliorer la répartition des médecins généralistes sur le territoire.

Le 9 avril 2008, le ministre a clôturé ces états généraux en indiquant que les résultats de leurs travaux serviraient de cadre aux prochaines négociations conventionnelles sur les mesures de régulation entre zones à faible et forte densité médicale et seraient pris en compte pour la préparation du projet de loi de modernisation de l'accès aux soins présenté à l'automne.

Par cette information, il faut rassurer la population.

L’objectif du gouvernement n’est donc pas de diminuer le nombre de médecins, mais de travailler à une meilleure organisation pour que chaque territoire ait une couverture de soins adaptée à la densité de sa population.

Qu’on se le dise !

Par ginette beugnet le roch
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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 09:02

En juin 2008, le Sénat a rendu ce rapport. Notre sénateur, Jean Marc Juilhard, était membre de la commission. Ce rapport permet d’avoir un éclairage sur la réalité de la gestion financière et humaine de l’hôpital et de mieux apprécier la nécessaire réforme de l’hôpital.

 

Lisez plutôt.

 

L’hôpital est un élément essentiel pour garantir et préserver la santé de nos concitoyens.

 

Mais, aujourd’hui, l’hôpital est confronté à des enjeux majeurs.

 

A la veille de l’examen du futur projet de loi « Santé, patients, territoires », la commission des affaires sociales du Sénat a souhaité apporter son propre éclairage sur la situation actuelle de l’hôpital.

 

Elle a en particulier voulu mettre en exergue certains aspects essentiels, des évolutions en cours : la fixation des tarifs, l’équilibre financier des établissements et la question de l’emploi hospitalier.

 

LA FIXATION DES TARIFS : UN PROCESSUS NON MAÎTRISÉ

 

Le processus de convergence tarifaire entre les établissements de santé publics et privés constitue un volet spécifique de la mise en oeuvre de la tarification à l’activité.

 

La décision d’engager un processus de convergence a été prise en 2003 par Jean-François Mattei, alors ministre chargé de la santé et de la sécurité.

 

C’est la loi de financement pour 2005 qui a posé le cadre de la convergence tarifaire fixant l’échéance du processus en 2012 au plus tard.

 

La mise en oeuvre du processus de convergence suppose la réalisation préalable d’études visant à préciser les coûts de l’activité des établissements.

 

La première échelle nationale de coûts a été constituée en 1995.

 

Seuls soixante et un établissements sont associés à cette étude.

 

Cette situation résulte du fait que ne peuvent participer à cette enquête que les établissements disposant d’une comptabilité analytique de bon niveau.

 

Il faut en conclure que les établissements publics sont faiblement dotés en matière de comptabilité analytique, ce que dénonce d’ailleurs la Cour des comptes.

 

Avant la mise en oeuvre de la T2A (Tarification A l’Activité), les tarifs des établissements de santé étaient fixés à l’issue d’une négociation entre les établissements et l’assurance maladie.

 

Depuis 2004, ils le sont par le ministère de la santé, mais sur la base des tarifs préexistants.

 

Une étude de coûts de production des établissements de santé privés existait avant la mise en oeuvre de la T2A mais, de l’avis même des experts, elle restait insuffisante.

 

Une nouvelle étude des coûts du secteur privé a été envisagée en 2005 et 2006.

 

Ses résultats se sont révélés peu satisfaisants.

 

Une seconde étude a été engagée cette année et ses premiers résultats doivent être publiés en octobre 2008.

 

L’échantillon d’établissements participant à la constitution de la base de données a été élargi : il comprend cent quatre établissements, dont soixante et un relevant du secteur public et quarante-trois du secteur privé.

 

Le 27 mai dernier, Roselyne Bachelot a souhaité faire évoluer la tarification à l’activité dans le sens d’une prise en charge qui prenne en considération la situation sociale des patients, notamment ceux en situation de grande précarité.

 

L’objectif est de tenir compte de la durée de séjour de ces patients qui est supérieure à la moyenne pour toutes les pathologies.

 

Cette évolution répond à une demande exprimée par la communauté hospitalière et son principe est indiscutable puisqu’il s’agit de veiller à ce que les modalités de financement n’aient pas pour effet de dissuader les établissements de santé d’accueillir les patients en situation précaire.

 

L’ENLISEMENT FINANCIER DE L’HOPITAL : UN PILOTAGE DEFAILLANT

 


Comme le souligne le rapport Larcher, préserver l’avenir de l’hôpital public, acteur majeur de l’offre de soins, c’est « veiller au maintien de son dynamisme et renforcer sa capacité d’adaptation ».

 

Pour la commission, cela signifie qu’il faut, d’une part, s’engager dans la voie d’un retour à l’équilibre financier durable des hôpitaux, alors que ceux-ci connaissent aujourd’hui, en moyenne, une situation financière nettement dégradée, d’autre part, améliorer la gouvernance et le pilotage de l’hôpital, en particulier en matière de gestion comptable et financière. Ces propositions vont également dans le sens du rapport Larcher que j’ai résumé dans mon Blog.

 

Le déficit des établissements publics de santé a atteint 254 millions d’euros en 2006.

 

Pour 2007, les données disponibles des seuls CHR-CHU, font état d’un déficit prévisionnel de 400 millions d’euros.

 

Les contrats de retour à l’équilibre financier ont été lancés en 2004 afin de permettre l’assainissement de la situation financière des établissements de santé, relativement dégradée en 2003 et 2004.

 

La circulaire du 14 juin 2004 a donc mis en place une aide nationale non reconductible de 300 millions d’euros.

 

La répartition de cette enveloppe a été effectuée en tenant compte de la situation financière des établissements de chaque région.

 

Toutefois, la répartition ne pouvait devenir effective qu’après conclusion d’un contrat, celui-ci étant établi sur la base d’un plan de redressement.

 

Les premiers contrats mis en place ont fait l’objet d’une évaluation sévère par un rapport de l’Igas.

 

Les constatations faites par l’Igas montrent que, parfois, les aides ont été versées en l’absence de tout contrat.

 

La mission de l’Igas dénonce même le fait que six des dix-huit contrats qu’elle a examinés ne comportent pas explicitement d’objectif de retour à l’équilibre financier à l’échéance du contrat.

 

La mission de l’Igas estime que le rétablissement de la situation financière aurait dû être un préalable au lancement des opérations d’investissement.

 

Le principal reproche fait par la mission de l’Igas aux contrats est celui d’avoir misé sur un développement peu réaliste de l’activité pour redresser la situation financière.

 

Il est même arrivé que l’optimisme affiché ait eu pour seul but de justifier des équipements surdimensionnés par rapport à l’activité de l’hôpital.

 

Ces objectifs d’activité ont en outre été parfois adoptés en contradiction avec l’évolution de l’offre de soins sur le territoire.

 

Dans ce contexte, les futures agences régionales de santé (A.R.S.) (Se reporter au rapport Ritter) devront avoir les moyens de favoriser le redressement réel et durable des établissements de santé ainsi que de faire évoluer l’offre de soins en fonction des besoins réels de la population de leurs territoires.

 

L’emploi hospitalier : une question tabou ?

 

A lui seul, le personnel non médical (infirmiers, aides-soignants, agents de services hospitaliers, rééducateurs et psychologues, emplois administratifs, techniques et ouvriers) des établissements de santé représente plus d’un million d’emplois.

 

Dans un rapport récent consacré aux personnels des établissements de santé publics, la Cour des comptes a dressé un bilan sévère des modalités de gestion des effectifs de la fonction publique hospitalière.

 

Le principe d’une démarche de gestion prévisionnelle des effectifs des emplois et des compétences a été introduit à l’hôpital par une circulaire de 1997.

 

Comme pour la comptabilité analytique, la mise en œuvre de ces outils nouveaux se fait avec lenteur et, en 2004, certains établissements n’avaient toujours pas engagé une démarche en ce sens.

 

Elle est pourtant indispensable pour anticiper les effets du vieillissement des personnels et les transformations d’emplois rendues nécessaires par les évolutions techniques.

 

La fonction publique hospitalière connaît en effet un choc démographique sans précédent.

 

Entre 1999 et 2015, 385 000 départs à la retraite auront lieu.

 

2012 sera l’année au cours de laquelle ces départs seront les plus nombreux puisque plus de 29 000 agents devraient alors prendre leur retraite.

 

La fonction publique hospitalière est régie selon des règles distinctes de la fonction publique de l’Etat.

 

Dans une circulaire du 11 février 2008 adressée à l’ensemble des membres du Gouvernement, le Premier ministre a rappelé sa volonté de ramener les comptes publics à l’équilibre.

 

Cet engagement a pour corollaire des conséquences en matière d’emploi public.

 

Chaque ministère doit présenter des prévisions de dépenses de personnel pour la période 2009-2011 au cours de laquelle sera appliqué le principe de non remplacement d’un départ de fonctionnaire à la retraite sur deux.

 

Or, malgré le déficit permanent de l’assurance maladie et la fragilité financière des établissements de santé, cette règle ne s’applique pas à la fonction publique hospitalière, ni pour les personnels soignants, ni pour les personnels non soignants comme les agents.

 

Comme le souligne le rapport Larcher, « la gestion des ressources humaines à l’hôpital constitue l’un des axes forts d’évolution pour l’hôpital public ».

 

Cette question devra donc être traitée dans le cadre de la restructuration hospitalière, dont les communautés hospitalières de territoire constitueront l’élément central.

 

Là encore, la réforme de l’hôpital va dans le bon sens :

- R
etourner à l’équilibre financier
- Développer la gestion financière analytique permettant de comparer les coûts des hôpitaux publics et privés et d’aller vers une convergence tarifaire
- Favoriser la gestion prévisionnelle des emplois

 

Qui, raisonnablement, peut être contre cela ?

Par ginette beugnet le roch
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 17:23

Toujours dans le but de continuer à apporter de l’information, mais aussi à alimenter nos arguments en faveur des réformes, j’ai tenté de synthétiser le rapport du sénateur Gérard Larcher. Je vous parle également des enjeux de territoires liés à la santé, ainsi que de notre prochain rendez vous d’Avenir Thiers Ambert.


 
La France est très en retrait par rapport à ses voisins pour les soins de suite (L’intitulé « Soins de Suite et de Réadaptation (SSR)» a remplacé l’appellation « moyen séjour ». Cette prise en charge s’inscrit entre le court séjour et l’hospitalisation à domicile.).


On constate une insuffisante prise en compte des besoins des personnes, notamment pour les personnes âgées pour lesquelles une meilleure qualité de prise en charge est une nécessité, dans un contexte de vieillissement de la population.


La sortie des personnes hospitalisées doit être impérativement préparée pendant la période d’hospitalisation.


Dans cette fonction l’hôpital doit réviser son organisation interne afin de désigner un coordonnateur des soins au sein du service, susceptible d’être identifié et de répondre aux questions relatives à l’hospitalisation et aux conditions du retour à domicile.


Il faut donc mieux coordonner la prise en charge des patients en préparant la sortie dès le début de l’hospitalisation : désignation dans les services d’un responsable de la coordination des soins, qui pourrait être un infirmier, notamment chargé de développer des relations avec les intervenants du maintien à domicile ; prendre en compte cette exigence dans la certification ; développer des filières gériatriques et des plateformes transversales ; veiller à l’accessibilité de l’interlocuteur médical pour le patient, sa famille et son médecin traitant ; favoriser l’accès à la prestation d’aide au retour après hospitalisation.


La diminution attendue du nombre de médecins dans les prochaines années, l’évolution des aspirations des médecins quant à leur mode d’exercice (féminisation, choix de pratiques plus collectives…), le défaut dans certains territoires d’offre financièrement accessible et les besoins liés aux pathologies chroniques doivent être pris en compte.


Les maisons de santé révèlent des pratiques hétérogènes : exercice pluridisciplinaires pour certaines, simple mutualisation de structure immobilière et de charges de fonctionnement pour d’autres.


La commission a souligné l’intérêt d’une réflexion renouvelée sur les centres et maisons de santé.


La commission s’est montrée particulièrement attentive au rôle moteur que pourraient jouer les hôpitaux de proximité. Les hôpitaux locaux pourraient, dans ce cadre, offrir un cadre adapté au développement d’une offre ambulatoire et un lieu favorable au travail en équipe pour les professionnels.


Les contraintes liées à la permanence des soins, le vieillissement de certains praticiens et leur nombre limité dans certains territoires plaident en facteur d’une mutualisation des gardes et des astreintes entre les praticiens des différents établissements, quel que soit leur statut.


La planification de l’offre de soins a conduit, depuis 1992, à une réduction importante du nombre de lits d’hospitalisation complète, corrélée à l’augmentation des capacités d’hospitalisation partielle. Les autres pays de l’OCDE
(Organisation de Coopération et de Développement Economique) ont connu une évolution similaire.


Pour s’ancrer dans l’avenir, un hôpital doit répondre à des besoins et s’inscrire dans une offre de soins graduée, ce qui exige une analyse territoriale pertinente, tenant compte des flux de population et des bassins d’emploi, et graduée selon les activités.


La France se caractérise par son nombre important d’hôpitaux publics. Les rapprochements peuvent constituer une réponse pertinente, sous certaines conditions.


Au-delà des regroupements, l’approche doit également être conduite en termes de spécialisation. Les apports de la spécialisation en termes de qualité ont été largement documentés. En matière de chirurgie notamment, il importe de prioriser clairement les objectifs : la sécurité du patient prime sur la proximité.


Pour des bassins de population de taille restreinte, l’existence de plusieurs établissements de santé en concurrence conduit à des doublons sans offrir l’envergure qu’appellent des investissements souvent coûteux, tandis que les services n’atteignent pas la taille critique nécessaire pour assurer un service de qualité. La recherche de complémentarités et la spécialisation des activités apparaissent donc comme une nécessité.


Des rapprochements entre hôpitaux publics doivent être encouragés pour développer des complémentarités, autour d’un projet pertinent en termes d’activité médicale, de taille des établissements et de flux de population. Cela permet d’éviter des concurrences.


Des rapprochements doivent être fondés sur une logique de stratégie médicale, essentielle pour l’avenir des hôpitaux publics.


Il s’agit donc d’inciter les hôpitaux publics à se rapprocher pour former des communautés hospitalières de territoire.


Il existe désormais des craintes quant à la capacité de l’hôpital public à attirer et conserver les praticiens.


Il est indispensable de mettre en place une gestion pluriannuelle des flux de formation, adaptée aux besoins régionaux et intégrant les projections démographiques.


De nombreux champs restent encore insuffisamment pris en compte ou insuffisamment valorisés dans la recherche hospitalière. Ils devraient être dynamisés :


- handicap,

- dépendance,
- gériatrie,
- soins primaires,
- soins infirmiers,
- prévention et éducation thérapeutique,
- mais aussi TIC (Technologies de l’Information et de la Communication)
- et recherche médico-économique.


Comme nous pouvons le constater, ce rapport vise à remettre à plat :


- non seulement l’organisation interne des hôpitaux :


>
formation des personnels, 
> développement de l’enseignement et de la recherche,
> souplesse aux règles de gestion financière
> augmentation de l’attractivité vers ce secteur
> élargissement des champs de recherche dans les domaines du handicap, de la dépendance,

mais aussi à optimiser ses relations avec l’extérieur :


>  
préparation de la sortie de l’hôpital
> renfort des liens avec les autres hôpitaux ou les cliniques
> mutualisation de personnels
> développement de stratégies médicales dans le cadre de communautés hospitalières


Déjà en 1999, la DATAR
(Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) s’interrogeait sur la « santé publique et aménagement du territoire ».


En effet, la préoccupation pour la santé est de plus en plus mise en avant et revendiquée comme un droit. Le vieillissement de la population, la consommation des pratiques sportives, l’exigence de qualité de l‘alimentation, la demande de contrôle des pollutions, les conditions de travail, … sont des éléments qui contribuent à donner une place centrale aux préoccupations de santé au sens large.


Dans le cadre de cette réorganisation, la question du territoire est importante ; En effet, elle touche à :


la répartition de l’offre de soin territoriale
- l’accessibilité, la distance, la qualité des soins
- la participation des services de santé à l’économie locale.

Toutefois, la solution n’est pas dans la contestation ; elle est dans le pragmatisme et la conciliation :


pour les acteurs de santé : 


> il faut prendre en compte les questions d’aménagement du territoire, c'est-à-dire à intégrer l’aspect économique, social, culturel et politique de la santé à côté de sa dimension purement médicale ;
 


- pour les acteurs de l’aménagement (fonctionnaires publics, élus) :
 


> il faut considérer les objectifs médicaux de sécurité et de qualité des soins, c'est-à-dire, à ne pas sacrifier des vies sur l’autel de l’emploi.

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative a initié la conduite d’ »états généraux de l’organisation de la santé ». Les travaux préparatoires ont débuté fin novembre 2007 avec pour objectif de rénover l’offre de soins de premier recours et d’identifier des outils qui permettront de garantir aux citoyens une égalité d’accès aux soins, en améliorant la répartition des professionnels de santé sur le territoire. En effet, La France en matière de santé présente deux faiblesses territoriales majeures : 

- La distribution territoriale de l’offre de soins est inégale et n’est pas cohérente avec les zones de besoins :

> Près de 2,6 millions de Français rencontrent des difficultés pour accéder aux soins, que ce soit pour trouver un médecin généraliste, un spécialiste ou un professionnel de santé

- L’espérance de vie des Français est inégale en fonction des régions et présente des inégalités infrarégionales : 

> Parmi les facteurs expliquant cette inégalité figurent : le niveau d’éducation et les catégories sociaux-professionnelles, le système de valeurs des individus et des familles, et aussi l’offre de soins.

C’est ainsi que le Ministère chargé de la santé a publié en 2004 une cartographie des zones sous médicalisées :


Si on superpose la carte de la région Auvergne et la carte de la 5ème circonscription du Puy de Dôme, on se rend compte que le sud de la circonscription est sous médicalisé (en dessous d’Olliergues), ce qui n’est pas du tout le cas pour le nord.

C’est ainsi que la DATAR, puis la DIACT (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires) a soutenu financièrement des projets locaux de santé, notamment dans le cadre des Pôles d’Excellence Rurale (PER) en 2006 et 2007.

C’est ainsi que 3 projets ont été financés dans le Puy de Dôme, dont un sur la 5ème circonscription … mais il n’est pas sur le champ de la santé ; voyez plutôt :

 



Le rôle d’un député est aussi de jouer un rôle de coordination, de fédération, plutôt que de mener une campagne d’opposition systématique contre le gouvernement, sans jamais, d’ailleurs, proposer de solution alternative.

Le rôle d’un député n’est il pas de travailler pour le bien collectif et non pas pour l’idéologie d’un parti ?

Personnellement, je pense qu’il aurait était plus judicieux de profiter de la création des Pôles d’Excellence Rurale pour rassembler les acteurs de santé de la circonscription Thiers-Ambert afin de mener un projet commun, et ceci, en dehors de toute idée partisane, avec un seul but : SERVIR AU MIEUX LES INTERETS DE LA POPULATION !


Les conclusions des états généraux contribueront, avec celles de la commission

conduite par Gérard Larcher sur les missions de l’hôpital, de la mission parlementaire menée par André Flajolet sur les disparités territoriales des politiques de prévention sanitaire et celles de la mission ARS (Agence Régionale de Santé) dirigée par Philippe Ritter, à la préparation du projet de loi sur la modernisation de l’accès aux soins annoncé par le Premier ministre pour l’automne 2008.


Ainsi, la politique du gouvernement, à travers le travail mené par Roselyne Bachelot, est bien de :


- Palier aux disparités d’offres de soins

- Privilégier la qualité
- Mettre en commun le personnel, les recherches dans le cadre de communautés hospitalières de territoire
- De partir du besoin du territoire plutôt que de l’offre
- De développer d’autres champs liés à l’évolution démographique : le vieillissement
- D’avoir une souplesse de gestion : humaine et financière


Tout cela va dans le bon sens.


Il faut arrêter d’agiter les drapeaux rouges mais expliquer à la population les reformes et en débattre avec eux.


Le Conseil d’Administration d’Avenir Thiers Ambert et moi-même vous invitons donc à retenir la date du 26 septembre 2008 à 19H00 (lieu communiqué ultérieurement) où se tiendra une réunion sur le thème de la santé dans le cadre du rapport de Gérard Larcher sur « la réforme des hôpitaux » et de celui d’André Flajolet sur « la disparité territoriale des politiques de prévention sanitaire ».


C’est l’un des objets de l’Association :


- ALLER A LA RENCONTRE DES HABITANTS

- DISCUTER AVEC EUX
- EXPLIQUER LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE 

Le tout, dans le respect de l’autre, sans agitation intellectuelle, mais en toute TRANSPARENCE.

Par ginette beugnet le roch
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 18:30

La présidence française de l’union européenne :

Vendredi 11 juillet, notre Ministre, Brice Hortefeux a organisé une réception à l'occasion du 14 juillet et de la Présidence Française de l'Union Européenne. Ce fut l’occasion pour lui de résumer la réunion ministérielle de Cannes des 7 et 8 juillet 2008 où la présidence française a présenté à ses partenaires un projet de pacte européen sur l'immigration et l'asile. Sous la direction de Brice Hortefeux, ce premier échange entre les 27 a permis de constater un accueil très favorable à cette démarche, aux principes qui la structurent ainsi qu'au contenu général du projet déposé par la présidence française. Plusieurs Etats membres ont d'ores et déjà manifesté leur entier appui à la version actuelle du document.

Brice Hortefeux aime l’Auvergne et les Auvergnats :

Pour cette occasion, il avait tenu à inviter des Auvergnats, les pompiers de Clermont Ferrand (qui ont chanté ; En effet, lors de la venue de notre Président de la République à Clermont Ferrand pour le Congrès des Pompiers, celui-ci avait dit qu’il inviterait les représentant de Clermont Ferrand lors du défilé du 14 juillet ; Promesse qu’il a tenu) et de nombreuses personnalités : Jacques Barrot, Roger Karoutchi, Pierre André Périssol, l'Ambassadeur du Maroc, le Préfet de la Région Auvergne, Thierry Sausset, Didier Barbelivien, François Valéry…

Remerciements et félicitations :

Je remercie Brice Hortefeux pour son invitation, qui a également concernée certains membres du Conseil d’Administration d’avenir Thiers Ambert 2010-2012, dont, notamment, André Molimard de Novacelles et Jacques Force d’Arlanc.  Personnellement, je m’y suis rendue en compagnie de mon mari, Jean Louis Le Roch. C’est le témoignage de la reconnaissance du travail de terrain que l’association fait afin de reconquérir des territoires à droite.

J’adhère à la démarche de Brice Hortefeux  qui, grâce à sa ténacité et sa patience a obtenu l’adhésion des autres pays européens. Sa tâche est immense, et passionnante en même temps. Il intervient sur des problématiques transversales : la santé, le logement, la formation, l’emploi. L’importance de son ministère, le développement de ses relations internationales prouvent, s’il en était encore besoin, que Brice Hortefeux est un homme d’engagements, d’actions, le tout, accompagné du courage politique : savoir prendre des décisions ! L’unanimité des pays européens ont accueilli très favorablement sont projet de pacte sur l’immigration et sur l’asile. Il est donc reconnu à l’extérieur de nos frontières. Lorsque des échéances locales se présenteront, ce sera une chance pour l’Auvergne et les Auvergnats de le porter à la tête des instances aux seins desquelles il portera sa candidature.

Je serai, nous serons derrière lui !

Par GINETTE BEUGNET LE ROCH
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 18:26
En visite à l'université de Clermont Ferrand, notre Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, accompagnée de Brice Hortefeux, Louis Giscard D'Estaing, Claude Malhuret, a rencontré les membres du Comité Départemental ce midi.

Etant invité à ce comité, tout comme André Molimard, Administrateur d'Avenir Thiers Ambert 2010-2012, et de Joel Tarrerias, nouvel adhérent à notre Association, nous nous sommes donc rendus à ce rendez vous.

J'ai donc profité de cette occasion pour disctuer avec cette femme franche, déterminée, souriante. Elle nous a félicité de la création de l'Association. Elle a été très sensible à cette démarche de rassemblement, d'autant plus qu'elle a des attaches familiales sur le territoire d'Ambert.

L'occasion également pour disctuer avec Jean Marc Boyer, Conseiller Général du Canton de Rochefort Montagne et président du groupe Union des Rébulicains au Conseil Général.

Regardez plutôt !

Par ginette beugnet le roch
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 18:29

Les invitations à la soirée de lancement ont été envoyées dans la semaine du 12 mai.

Ainsi, en l'espace d'1 mois nous avons dépassé la barre des 50 adhérents cotisant à l'Association Avenir Thiers Ambert 2010-2012.

Chaque jour nous recevons de nouvelles adhésions.

Merci à toutes les personnes qui sont venues nous rejoindre à travers leur adhésion et/ou leur présence le 12 juin.

Cette montée en puissance prouve une nouvelle fois, s'il était nécessaire de le rappeler, de la forte attente de la population d'avoir une structure associative au sein de laquelle elle puisse s'exprimer et être actrice pour l'avenir du territoire Thiers-Ambert, mais aussi de pouvoir s'identifier à un groupe partageant les mêmes valeurs et les mêmes objectifs.

Se réunir fut un début. Travailler ensemble sera la réussite.

Ernest Renan, philosophe et écrivain français (1823-1892) disait : " Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir".

La centaine de personnes présentes le 12, les dizaines d'ahérents ont le même objectif : TRAVAILLER ENSEMBLE POUR DEMAIN.

Par ginette beugnet le roch
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:45

Trois groupes de travail nationaux ont été mis en place.

 

1.     Le premier des groupes de travail portait sur la redéfinition de la politique publique d’insertion, de ses objectifs, de ses moyens, de sa gouvernance.

2.     Le deuxième traitait de la mobilisation des employeurs, privés, associatifs ou publics, pour favoriser l’emploi des personnes en difficulté.

3.     Le troisième avait pour thème l’évaluation des parcours d’insertion, de leurs écueils et de leurs conditions de réussite.

 

Centrées sur la dimension professionnelle de l’insertion, les analyses et recommandations de ce rapport portent principalement sur les parcours de retour à l’emploi. Néanmoins, un certain nombre de sujets relevant plus directement de la dimension sociale sont présentés de manière plus détaillée dans des annexes issus principalement des réunions thématiques territoriales du Grenelle.

 

Tous les échelons administratifs sont concernés par l’insertion :

-         les niveaux communautaires,

-         national,

-         régional,

-         départemental,

-         intercommunal

-         et communal.

 

Un parcours d’insertion fait intervenir de multiples organismes. Si l’Etat et les départements sont les deux niveaux les plus directement impliqués, leur action n’est pas toujours coordonnée et dépend de l’implication des autres acteurs, qui détiennent une partie des leviers (entre autre la région pour la formation, les communes pour une partie de l’accompagnement). Les instances de coordination sont nombreuses, mais coordonner n’est pas piloter.

 

Certains publics sont sous la responsabilité d’une collectivité bien identifiée, comme les allocataires du RMI, avec des politiques d’accompagnement définies à leur égard. D’autres sont sous la responsabilité de l’Etat, comme les allocataires de l’API (allocation de parent isolé), sans réelle politique d’insertion en leur faveur. Certains publics ne relèvent pas d’une responsabilité claire : les jeunes par exemple peuvent être considérés comme relevant de la responsabilité « partagée » entre l’Etat, les régions et les communes. Cette absence de pilotage conduit à des trous dans le dispositif, des doublons, des lenteurs, des déperditions et dispersions d’énergie ainsi qu’à une effroyable complexité, source de perplexité et d’inefficience, tant pour les acteurs de l’insertion que pour les publics eux-mêmes.

 

Ces constats d’insuffisances, d’interrogations et d’inefficiences imposent de réformer en profondeur ce qui est en place, en posant les fondements d’une nouvelle stratégie pour l’insertion.

 

Même si le nombre d’allocataires du RMI tend à diminuer, la part de la population française en situation de pauvreté demeure stable. Des catégories très larges de la population restent soit à l’extérieur du monde du travail, soit en lisière, soit encore en situation de précarité ou de pauvreté à l’intérieur même du monde du travail.

 

L’insertion n’est pas un coût, c’est un investissement. Le secteur de l’insertion n’est pas une dépense passive. C’est un investissement rentable et durable pour tout le monde. L’affirmer ne suffit pas à le démontrer, car l’insertion reste considérée comme une économie pour les uns mais comme un coût pour les autres. Il est néanmoins évident que toute personne ramenée dans le monde du travail, sur un emploi « normal », réduit les charges et rapporte à la collectivité. L’insertion, bien conduite et économe des deniers publics, contribue incontestablement à la croissance économique et à la cohésion sociale.

 

Le travail reste le premier instrument pour faire reculer l'exclusion. L’activité

professionnelle, le cas échéant adaptée, aménagée, accompagnée, encadrée – mais une activité professionnelle quand même - est un pilier de la réalisation personnelle de chacun. Le travail n’est pas nécessairement la solution à tous les problèmes, mais l’absence d’activité professionnelle peut entraîner toute une série d’autres difficultés (logement, santé, dégradation de la vie sociale, etc.). Le retour à l’emploi pour tous doit donc constituer l’objectif essentiel des politiques et dispositifs d’insertion.

 

L’insertion, c’est avant tout un parcours individuel, qui ne peut être formaté de manière uniforme, avec des trajectoires parfaitement délimitées et des outils ajustés au plus grand nombre. L’insertion appelle certes de la rationalisation, mais elle nécessite toujours du temps, des tâtonnements, et parfois du recommencement et de l’obstination.

 

L’insertion peut être considérée comme un véritable investissement public, au même titre que l’éducation. Il convient donc de soumettre les dispositifs à évaluation et d’en choisir les formes les plus efficaces.

 

La stratégie de réforme proposée au terme des travaux du Grenelle de l’insertion tient en quatre orientations :

 

1.     recomposer les politiques autour de leurs bénéficiaires ;

2.     simplifier et décloisonner les dispositifs et les politiques d’insertion ;

3.     prévenir par la formation et par la valorisation de l’activité ;

4.     impliquer davantage les employeurs privés et publics.

 

Une personne sur cinq est ou a été dans un dispositif d’insertion. Ces proportions montrent nettement l’importance de la question, qui ne se résume en rien à un segment marginalisé de la population.

 

1.     Première orientation : Recomposer les politiques autour de leurs bénéficiaires :

 

- Expérimenter le chèque syndical/associatif :

 

- Donner corps à cette idée récurrente suppose que les personnes éloignées

de l’emploi puissent recevoir un chèque pour adhérer à un syndicat et/ou à

certaines associations, afin que leurs voix soient exprimées et puissent

peser sur les choix qui les concernent directement.

 

- Faire participer les usagers à l’évaluation des politiques qui les concernent :

 

-         Dans toute évaluation de politique publique, un volet d’évaluation par les

usagers devra être prévu.

 

2.     Deuxième orientation : Simplifier et décloisonner :

 

- Décloisonner l’insertion :

 

- Rapprocher tous les acteurs et toutes les politiques contribuant à

l’insertion afin de construire des parcours continus pour tous les

demandeurs d’emploi.

 

- Décloisonner l’insertion signifie mobiliser l’ensemble des opérateurs

économiques et sociaux en faveur de l’accès et du retour à l’emploi. Ce

décloisonnement passe par des réformes permettant une connaissance

partagée et une mobilisation commune en faveur de l’insertion, une

simplification des dispositifs appuyée sur une mutualisation des moyens et

outils de l’insertion.

 

- En matière de mobilité, définir au sein du service public de l’emploi un

dispositif souple de prise en charge des frais de déplacement des

demandeurs d’emploi, en coordonnant et en simplifiant les diverses aides

accessibles à l’échelle nationale et locale, dont le dispositif des chèques

transport, toutes ces aides étant trop peu utilisées par les personnes les

plus en difficulté.

 

- Clarifier et réorganiser la gouvernance :

 

- Réorganiser le pilotage stratégique et opérationnel du service public de

l’emploi et de la formation dans un cadre simplifié, afin d’en finir avec le

« parcours du combattant » des bénéficiaires et de les associer pleinement

à la gouvernance.

 

- Se fixer comme objectif d’unifier l’accueil des publics en insertion

socioprofessionnelle et de tendre vers un guichet unique. Ce dernier, qui

peut être organisé en plusieurs agences sur le territoire pour assurer une

plus grande accessibilité, repose sur une plate-forme multi-partenaires,

offrant un réseau de proximité dans le bassin d’emploi.

 

- Simplifier les contrats aidés et développer le contrat de professionnalisation :

 

- Simplifier le système des contrats aidés pour plus de lisibilité et

d’efficacité, pour les salariés concernés, les employeurs comme les

prescripteurs et développer le contrat de professionnalisation au bénéfice

des adultes et jeunes sans qualification.

 

- Développer le contrat de professionnalisation reconnu pour son

efficacité dans l’accès à un emploi durable, au bénéfice des demandeurs

d’emploi les plus éloignés du marché du travail : adultes et jeunes sans

qualification.

 

- Adapter et unifier les cadres de l’insertion par l’activité économique

 

- Le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) remplit trois

 missions : une mission d’intérêt général d’insertion socioprofessionnelle,

une mission de production et de service, une mission de développement

des territoires.

 

- Les indicateurs d’évaluation de l’IAE aujourd’hui retenus par les

documents des politiques publiques ne s’attachent qu’à valoriser les

impacts de l’IAE sur le retour à l’emploi et prennent insuffisamment en

compte l’ensemble des contributions du secteur et de ses structures à la

lutte contre les exclusions.

 

3.     Troisième orientation : Prévenir par la formation et par la valorisation de l’activité :

 

- Prévenir l’exclusion des jeunes et mieux accompagner leur entrée dans le

Travail :

 

-         Préciser les éléments spécifiques de politique en faveur des jeunes sans

qualification, aller au devant de ceux qui ne sont pas pris en compte actuellement et fixer sur chaque territoire l’objectif de faire diminuer le nombre de jeunes qui ne sont ni en formation ni en emploi.

 

- Mieux cibler la formation professionnelle :

 

- Faire de la formation professionnelle un levier réel et effectif de

l’insertion. A cet effet, construire une offre de formation adaptée aux

besoins des publics les plus éloignés de l’emploi.

 

4.     Quatrième orientation : Impliquer davantage les employeurs privés et publics

 

- Inciter les entreprises à participer davantage à l’effort d’insertion :

 

- Favoriser la coopération efficace entre les acteurs de l’insertion, afin de

mettre les entreprises en situation d’assumer pleinement leur rôle.

 

- Rendre le secteur public exemplaire :  

 

- Faire de l’insertion un levier de modernisation du management et des

politiques de recrutement et d’achat publics

 

Ce rapport a le mérite d’avoir mis à plat les différents dispositifs d’insertions, leurs sources de financements, les partenariats.

 

Il propose des orientations qui vont dans le bon sens :

 

-         avoir un référent unique

-         favoriser la formation

-         aider à la mobilité géographique

-         rapprocher les structures IAE (insertion par l’activité économique) du monde de l’entreprise

-         etc …

 

Sur la circonscription de Thiers Ambert, il existe ce type de structures. Sans être exhaustif, on peut noter :

 

-         Passage Plus

-         Fil du temps

-         Passerelle

 

Ces structures ont une vraie plus value sur le territoire ; elles prennent en charge, au sens d’accompagnement, un public en difficulté et les résultats qu’elles obtiennent (en terme de resocialisation, de retour à l’emploi dans le monde ordinaire du travail) sont tout à fait élogieux.

 

Ce rapport sera aussi, pour l’association Avenir Thiers Ambert 2010-2012, l’occasion de nous réunir sur ce thème.

 

Il faut aider ce type de structures à continuer son activité, sans lesquels bon nombre de personnes resteraient dans la marginalité.

 

Telle doit être également notre mission d’élus ou de candidats : aider notre prochain.

Par ginette beugnet le roch
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Présentation

Titulaire d'une maîtrise Administration Economique et Sociale puis d'un Diplôme Universitaire de Gestion des Ressources Humaines, j'ai occupé les fonctions : 
- de Directrice d'organismes de formation, 
- de Directrice de Mission Locale (Insertion sociale et professionnelle de jeunes de 16 à 25 ans), 
- de Directrice d'un Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi (Insertion professionnelle des demandeurs d'emploi de longue durée).
Aujourd'hui, je suis directrice dans une collectivités.
J'ai 40 ans, mariée et ai une fille de 13 ans.
Je suis issue d'une famille d'exploitants agricoles du Nord Pas de Calais.
Je me suis toujours investie dans la vie associative.

Coordonnées pour contacts

Mail : ginettebeugnet@orange.fr

 

Portable : 06.79.24.15.61.

 

 

 

 

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8-oct.-08 RENCONTRE MAIRE
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1-oct.-08 RENCONTRE MAIRE
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22-sept.-08 RENCONTRE MAIRE
13-sept.-08 STAND FOIRE AU PRE
4-sept.-08 ARTICLE PRESSE LA GAZETTE
30-août-08 DEBAT MEDIA LA GAZETTE
29-août-08 ARTICLE PRESSE LA MONTAGNE
21-août-08 ARTICLE PRESSE LA GAZETTE
14-août-08 CONFERENCE DE PRESSE LA GAZETTE LA MONTAGNE
24-juil.-08 RENCONTRE MAIRE
24-juil.-08 RENCONTRE MAIRE
22-juil.-08 RENCONTRE MAIRE
22-juil.-08 RENCONTRE MAIRE
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