A l’occasion de la venue de Brice Hortefeux et Fadela Amara lors de la future inauguration de la place Antonin de
Chastel, créée dans le cadre du programme ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) Maxence Schoene, rédacteur en chef de La Gazette Thiers Ambert a souhaité profiter de l’occasion pour
réunir les représentants de courants politiques différents afin de débattre sur la politique gouvernementale.
Etaient présents :
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La présidente du collectif
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Le représentant du PS
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Le représentant du PC
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La représentante d’Amnesty International
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La Présidente d’Avenir Thiers Ambert.
Quatre thèmes furent abordés :
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Commentaires sur la venue de Brice Hortefeux et Fadela Amara à
Thiers
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L’avenir de l’hôpital
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La politique d’immigration
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L’aménagement du territoire et les services publics.
Voici les arguments que j’ai explicités :
I. Commentaires sur la venue de Brice Hortefeux et Fadela Amara à Thiers
1.
Ce sont des ministres de la république qui se déplacent
2.
Ils composent un gouvernement issu de l’élection de Président de la république élu à plus de 53%
3.
Donc, ils sont légitimes pour venir signer des contrats et inaugurer des réalisations financés dans le cadre de la politique
gouvernementale
4.
C’est une chance pour l’Auvergne d’avoir plusieurs ministres
5.
Fadela Amara vient signer les tous premiers contrats d’autonomie du Puy de Dôme ; Cela montre l’intérêt que portent les ministres pour le
travail de Thierry Déglon, maire de Thiers, pour l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie
II. L’avenir de l’hôpital
1.
Pourquoi ces réformes ?
A. Elles sont issues des Etats Généraux de l’organisation de la santé en
novembre 2007
B. Dans le but de préparer le projet de loi de modernisation du système
de santé
2.
La gestion et l’organisation de l’hôpital
A. Sur le plan financier et humain
a. L’obtention financière :
o Avant 2004, l’hôpital obtenait ses financements par négociation
o Depuis 2004 a été instaurée la T2A (tarification à l’activité)
o Roselyne Bachelot souhaite la faire évoluer en prenant en considération la situation sociale du patient
b. Déficits
o En
2004, l’Etat a renfloué le déficit des hôpitaux à hauteur de 300 millions d’euros
o Cela était conditionné par la signature de CREF (contrat de retour à l’équilibre financier)
o Or, dans un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sanitaires et sociales), celui-ci a fait état de très peu de signature ; en outre, certains
hôpitaux, au lieu de combler leur déficit, ont continuer à investir
c. Gestion des ressources humaines
o Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à la santé, a institué, en 1997, une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences)
o Force est de constater qu’elle est très peu mise en place à aujourd’hui
o Alors qu’elle est indispensable pour anticiper le remplacement du personnel de santé qui part à la retraite
d. Départs à la retraite
o On
connaît un choc démographique sans précédent
o 385 000 départ à la retraite d’ici 2015
e. Numerus clausus
o En
1983, il était de 8 000 places
o Il
est descendu à 3 500 places en 1993 ; là encore, la gauche était au pouvoir ; Bernard Kouchner était Ministre de la Santé
o Le
gouvernement a remonté ce chiffre cette année à 7 300 places
B. Sur le plan de l’organisation générale
Le projet de loi de Roselyne Bachelot va dans 5 directions :
a. Préparer la sortie de l’hôpital
o En
désignant un responsable au sein de l’hôpital, capable de prendre attache auprès du médecin, de l’infirmière, …
b. Connaître les besoins
o Afin de répondre aux besoins de la population
o Par une analyse territoriale pertinente
c. Rechercher la complémentarité
o Sur des petits bassins de population, l’existence de plusieurs hôpitaux amène de la concurrence, des doublons
o Sans forcément avoir un service de qualité
o D’où travailler à une spécialisation
d. Former des communautés hospitalières
o Il
n’y aura aucune fermeture
o L’objectif étant de se rapprocher
o Voyez plutôt ce sondage …
Selon un sondage Ipsos (1), une courte majorité de maires se dit opposée à la réforme de l'hôpital. Mais les principales mesures du
plan, telles que la création de «communautés hospitalières» suscitent une adhésion chez les élus locaux.
Ils approuveraient ainsi, à 84% des 302 maires interrogés, la proposition du rapport Larcher, ancien ministre du Travail et actuel président de la Fédération hospitalière de France (FHF), de
constituer des «communautés hospitalières de territoires»: il s'agit, à l’exemple de l’intercommunalité, de regrouper de manière souple plusieurs entités sous l’autorité d'un hôpital
référent.
Plus globalement, 78% d'entre eux soutiennent «la reconversion de certains hôpitaux en centres de soins de proximité (soins de suite, personnes âgées, pré et post natalité)» et 84% appuient
l'idée d'inciter les cliniques privées «à prendre en charge des missions de service public». 77% des interrogés se disent conscients de la «nécessité de réformer les hôpitaux même si ce n'est
pas facile».
En revanche, 50% des maires ne sont pas favorables, globalement, à la réforme de l'hôpital (contre 45% de favorables).
Ils estiment à 70% que «l'hôpital de proximité doit être sauvegardé, même s'il est peu fréquenté», tandis que 50% placent «la disparition de certaines spécialités (chirurgie, maternité) dans
les hôpitaux de proximité» en tête des difficultés à résoudre pour améliorer l'accès aux soins pour la
population.
Enfin, 67% considèrent que «le risque d'erreur ou d'accident médical n'est pas supérieur dans les hôpitaux de petite taille».
(1) Sondage Ipsos Fédération hospitalière de France Caisse d'Epargne-les Echos réalisé du 26 mai au 2 juin auprès d'un échantillon représentatif de 302 maires et adjoints.
e. Développer d’autres champs
o Notamment celui du handicap
o Ainsi que celui de la dépendance
f. Mutualiser les gardes en créant des maisons de
santé
o Dû
à la diminution du nombre de médecins
o Volonté de la ministre d’en ouvrir 100 en 2008
C. La prévention sanitaire
C’est un axe fort du projet de loi, inspiré par le rapport Flajolet ; En effet, en développant la
prévention, on réduite les inégalités de santé ; rien qu’un chiffre : 16% des enfants sont en surpoids en France ; La prévention avait été introduite par la loi d’août 2004 sur la
« prévention de la santé et de l’environnement » ; la loi va développer les axes suivants :
a. Eduquer les enfants à la santé
o C’est investir pour l’avenir
b. Sensibiliser les parents et les grands parents
c. Développer le goût pour l’activité physique et
sportive
d. Apprendre les gestes qui sauvent
D. L’aménagement du territoire
a. La santé est un enjeu de compétitivité et d’attractivité des
territoires
b. 80% des actes des urgences sont dévolus à des soins non
urgents
o Il
faut donc organiser la permanence des soins
o En
2006 et 2007, l’Etat a lancé des appels à projets dans le cadre des PRE (pôle d’excellence rural) et entre autres, pour financer des projets de santé : rien n’a été fait dans la
Circonscription Thiers Ambert
c. 2,6 millions de français rencontrent des
difficultés géographiques d’accès aux soins
o Nous connaissons les zones sous médicalisées
o Les Etats généraux sur l’organisation de la santé (novembre 2007) ont affirmé de vouloir garantir aux citoyens une égalité d’accès aux soins en améliorant la
répartition des professionnels de santé sur le territoire ; ce sera un axe fort du projet de loi de Roselyne Bachelot